Ce livre d’archéologie industrielle sur le Bassin minier Nord—Pas-de-Calais et en particulier sur
le groupe d’exploitation de Béthune est conçu par les auteurs Jean-Marie Minot
et Didier Vivien, avec la participation d’ Yves Le Maner, historien reconnu.
Il s’agit du quatrième ouvrage publié dans la collection Pays & paysages industriels du
Bassin minier Nord—Pas-de-Calais.
C’est grâce au patient travail de collectionneur de Jean-Marie Minot et Didier Vivien
que les éditions de l’Escaut sont en mesure de proposer un ouvrage encyclopédique inédit
sur le groupe d’exploitation de BÉTHUNE qui rassemble au sein des HBNPC
en 1946 lors de la nationalisation les compagnies minières de : Béthune, Nœux-les-Mines,
Gouy-Servins & Vendin.
L’histoire minière du Bassin du Pas-de-calais commence au milieu du XIXe siècle après la
découverte du charbon à Oignies en 1842. Plusieurs compagnies naissent simultanément
dans une fièvre industrielle comparable à la ruée vers l’or. Rapidement, elles grandissent pour
dépasser les compagnies plus anciennes situées dans le département du Nord.
Les installations sont gravement endommagées lors de la Première Guerre mondiale.
Au prix d’un effort exceptionnel, elles retrouvent leur importance dans les années 1930.
Après la Seconde Guerre mondiale, la nationalisation et la création des Houillères du Bassin
du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC) engagent d’importantes transformations.
Le déclin de la production commence dans les années 1960 pour s’achever avec la fermeture
de la concentration de la fosse 10 du groupe d’Oignies en décembre 1990.
Outre l’originalité et la qualité esthétique des images, l’ouvrage se distingue également par
la précision des légendes rédigées par Jean-Marie Minot, expert reconnu pour sa connaissance
concernant l’histoire des installations et des techniques d’extraction et de transformation du charbon.
Trop souvent réduit à des clichés hérités du XIXe siècle, le pays minier est ici présenté dans toute
sa diversité architecturale et technique, notamment à travers l’importance accordée à la période
1946-1990 qui connaît, sous l’égide de l’État, une transformation importante des installations
industrielles et des cités attenantes.
Les images sont issues des collections des deux auteurs, auxquelles s’ajoutent les documents
mis à disposition par des collectionneurs privés ou conservés par les institutions publiques
à vocation archivistique. Tout en documentant l’histoire minière, l’ouvrage déploie une perspective
historiographique sur les différents usages de la photographie vernaculaire (carte postale, image
aérienne, photographie industrielle…).
En associant leurs compétences respectives, Jean-Marie Minot et Didier Vivien donnent ici
toute la mesure du champ de recherche transversal que constitue l’archéologie industrielle
et démontrent la place prépondérante que tient la photographie documentaire dans notre imaginaire
et notre conscience de l’histoire.



























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